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lundi 23 mars 2015

la défense ouest-indienne

 
La défense ouest-indienne est une ouverture au jeu d'échecs. Elle s'obtient après les coups 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cf3 b6. Le coup 3...b6 prépare le développement en fianchetto du Fou Dame noir afin de contrôler les cases e4 et d5. Au lieu d'occuper immédiatement le centre avec leurs pions, les Noirs cherchent ainsi à contrôler ce dernier avec leurs pièces, comme dans la défense nimzo-indienne dont la défense ouest-indienne est une cousine sur le plan de la stratégie. Toutes deux ont été développées par Aaron Nimzowitsch notamment, et leur ensemble est l'une des réponses les plus réputées au coup 1. d4 (contre 3. Cf3, les Noirs peuvent opter pour la défense ouest-indienne et contre 3. Cc3, ils peuvent jouer la défense nimzo-indienne; il leur reste à étudier comment répondre à la partie catalane).
Outre 4. Cc3, qui peut revenir dans une variante de la défense nimzo-indienne après ...Fb4, les grandes lignes de la défense ouest-indienne sont 4. a3 et 4. g3.

samedi 21 mars 2015

la défense nimzo-indienne


La défense nimzo-indienne est une ouverture du jeu d'échecs. Elle fait partie des ouvertures semi-fermées et son code ECO s'étend de E20 à E59, soit environ 120 pages de l'Encyclopédie des ouvertures d'échecs. Très populaire, elle se caractérise par les coups 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cc3 Fb4.
Selon Euwe, la première apparition notoire de cette défense date du tournoi de Saint-Pétersbourg de 1914, où Alexandre Alekhine l'utilisa contre Akiba Rubinstein. Elle a été élaborée dans les années 1920 par le courant hypermoderne, en particulier par le grand joueur Aaron Nimzowitsch.

mercredi 18 février 2015

le pion arriéré

les pions c2 et d7 sont des pions arriérés

Aux échecs, un pion arriéré est un pion qui est moins avancé que ceux des colonnes adjacentes et ne peut plus bénéficier de leur protection.
Le plus souvent, on considère un pion arriéré comme une faiblesse car d'une part, ce pion ne peut plus être défendu par un autre pion et est donc une cible pour l'adversaire et d'autre part, la case située devant lui ne pouvant être contrôlée par un pion, elle est un avant-poste idéal pour une pièce adverse.
Aaron Nimzowitsch, dans son livre Mon système a illustré cette faiblesse et expliqué les méthodes à utiliser pour l'exploiter.
Les échecs modernes tendent à relativiser l'importance de la faiblesse. Nombre d'ouvertures récentes concèdent cette faiblesse statique pour augmenter le dynamisme des pièces. L'archétype de ces ouvertures étant la variante Svechnikov.

lundi 16 février 2015

la défense Caro-Kann


La défense Caro-Kann est une ouverture aux échecs. Elle doit son nom au joueur anglais Horatio Caroet au théoricien viennois Marcus Kann qui en commencèrent l'analyse en 1886 dans la revue allemande Brüderschaft. Toutefois, on peut considérer que c'est Mikhaïl Botvinnik qui lui donna ses lettres de noblesse, par l'usage qu'il en fit en 1958 lors de son match de Championnat du monde contre Vassily Smyslov.
La Caro-Kann fait partie des débuts semi-ouverts (où les Noirs répondent à 1. e4 autre chose que 1…e5) et se caractérise par les coups 1. e4 c6. Elle est conseillée au joueur des Noirs qui souhaite faire sienne la maxime du Champion du monde Tigran Petrossian : avec les Noirs, rechercher d'abord la sécurité. De fait, la défense Caro-Kann est réputée être l'une des défenses les plus solides contre 1. e4 et elle permet généralement un meilleur développement du Fou c8 que la défense française. Elle convient parfaitement aux joueurs des Noirs positionnels qui n'ont pas peur des parties nulles, à l'instar de l'ex-champion du monde Anatoli Karpov.
Commentant cette défense, Aaron Nimzowitsch disait avec humour: « 1... c6 ! Une audacieuse tentative pour réfuter la poussée prématurée 1. e4 ».
lien
la défense Caro-Kann sur Wikipédia

dimanche 15 février 2015

la défense Philidor


La défense Philidor est une ouverture au jeu d'échecs qui est obtenue (dans son ordre de coups traditionnel) par les coups 1.e4 e5 2.Cf3 d6.
Son nom vient de François-André Danican Philidor, considéré comme le plus grand joueur du 18ème siècle, ayant établi l'importance cruciale des chaînes de pions (dont un exemple est constitué ici dès l'ouverture par la chaîne c7-d6-e5), qui la recommandait comme une alternative au plus habituel 2…Cc6 dans son livre L'Analyse du jeu des échecs. Son idée originale était, après avoir consolidé le pion e5 par …d6, d'attaquer les blancs au centre par …f5. Cette poussée de pion ayant rapidement été considérée comme trop risquée par la plupart des grands joueurs, les noirs se sont tournés vers la défense du centre par 3…Cd7, l'échange de pions par 3…exd4 ou la contre-attaque sur e4 par 3…Cf6. Siegbert Tarrasch considère la prise e5xd4 comme presque toujours fautive, non seulement ici mais dans toutes les ouvertures.
La défense Philidor est réputée solide, mais assez passive. Après le 19ème siècle où elle fut très populaire, elle n'a plus été très jouée, malgré les efforts d'Aaron Nimzovitch durant le premier quart du 20ème siècle, de Bent Larsen, qui a développé la ligne 3…exd4 suivi de …g6 au début des années 1970. Cependant, à partir des années 1990, la possibilité d'utiliser l'ordre de coups de la défense Pirc est explorée par quelques joueurs de haut niveau, comme Étienne Bacrot ou Liviu-Dieter Nisipeanu. D'autres joueurs de haut niveau y recourent lorsqu'ils ne veulent pas employer leur répertoire d'ouvertures normal, par exemple par crainte d'une préparation adverse. C'est le cas d'Alexander Morozevich et de Maxime Vachier-Lagrave.
source Wikipédia